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Les conseils de professionnels

Expliquer le diabète et ses deux formes principales

Un certificat médical d’aptitude à la course à pied doit être délivré par votre médecin.
Le diabète insulino-dépendant type 1 : appelé aussi diabète (maigre), en France, il concerne environ 500 000 personnes. La cause de ce diabète est un déficit en insuline, sécrétée par le pancréas. Celui-ci est détruit le plus souvent par un mécanisme auto-immunitaire, l’organisme se met à attaquer et à détruire un de ses propres organes.
Dans ce cas, le traitement ne peut être que par injections de la dite insuline réparties au cours des 24heures, le protocole de santé variant selon les patients de une à cinq piqûres par jour.
L’apport d’insuline se fera en alternance sur différents points du corps : bras, cuisse, fesse, ventre.
Le diabète non insulinodépendant type 2 : appelé aussi diabète (gras), en France 2 500 000 environ de personnes sont concernées par cette maladie.
Un des signes de ce type de diabète est un certain embonpoint, cet excès de graisse rend les cellules moins sensibles à l’insuline, le sucre à tendance à rester dans le sang au lieu de passer dans les cellules, dans ce cas le traitement se fera sous forme de comprimés, il sera variable en fonction de chaque patient.

Comment reconnait-on un "diabètique"

AVANT:
Visite médicale chez le diabétologue (trois fois /an) avec prise de tension artérielle, et sur prescription :
-    Bilan  sanguin et rénal
-    Bilan cardiaque
-    ECG, épreuve d’effort après 35 ans et/ou 15 ans de diabète.

Visite ophtalmologique (une fois/an) :
-    Fond d’œil, pour rechercher une éventuelle rétinopathie qui peut s’aggraver à l’effort
 Visite chez le pédicure/podologue, pour des soins, afin d’éviter les risques liés au « pied diabétique »
-    Neuropathies
-    Ulcères- mal perforant plantaire
-    Artériopathie et infection : Risques majeurs d’amputation
Après tous ces bilans, le médecin devra établir un certificat d’aptitude à la pratique de la course à pied en compétition.

PENDANT :
Auto surveillance des glycémies, avec le testeur et rester à l’écoute des éventuels symptômes, (sueur plus prononcée, état fébrile, soif excessive) afin de vérifier si l’adaptation est bonne.

APRES :
Retour au calme, hydratation, assouplissement, surveillance des glycémies après l’effort, resucrage, adaptation des doses d’insuline en raison de l’effort produit.

La préparation physique, ce qu'il faut faire et comment

Comme pour toute pathologie de longue durée, 30 minutes de marche sont conseillées pour un meilleur équilibre glycémique. Une préparation physique plus soutenue, à raison  de trois sorties de quarante minutes, marche et course alternées, sera bénéfique  au système cardio-vasculaire.
Patience, persévérance, régularité sont indispensables à une bonne observation de soi.
Etre à l’écoute des  autres, de leurs expériences, pratiquants de la course à pied, malades où non, pourra être une source d’enrichissement.

Savoir écouter son corps

La surveillance glycémique est le seul moyen de connaître ses réactions et de vérifier si l’adaptation est bonne. Rien ne remplace l’expérience et l’observation personnelle. Bien connaître son corps et ses réactions permet de courir en toute sécurité. La régularité de la pratique est primordiale tant sur le plan thérapeutique que celui de la progression.

Pratiquer le marathon n'est-il pas dangereux?

Le marathon est une épreuve qui demande une longue et rigoureuse préparation, que ce soit pour les biens portant où les diabétiques. L’avantage serait même donné aux diabétiques, qui en raison de leurs protocoles de soins, sont habitués à l’exigence et à la rigueur, donc ils aborderont la préparation avec beaucoup de sérieux.
Faire une activité physique sans crainte
Contrairement à une notion malheureusement répandue, le diabète ne constitue pas une entrave à l'activité physique ou à la pratique sportive, bien au contraire, elle doit faire partie intégrante du traitement au même titre que l’alimentation. Le sport est également un facteur d'intégration sociale pour tous.
L'activité physique contribue à un meilleur équilibre psychologique, qui ne peut être que bénéfique dans une maladie aussi contraignante que le diabète.
L'activité physique au secours du "diabétique"
Les muscles utilisent le sucre pour en tirer l'énergie nécessaire à leur fonctionnement.
Il y a donc un bénéfice majeur à pratiquer une activité physique, puisqu'elle fait baisser la glycémie. Les sports d’endurance sont les sports classiquement recommandés aux diabétiques, surtout s'ils sont pratiqués régulièrement, à raison de trois entraînements minimums par semaine. Progressivement et de façon adaptée, c’est le meilleur moyen d'y prendre plaisir